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Formation continue : un levier de souveraineté et de cohérence organisationnelle

  • il y a 2 jours
  • 4 min de lecture

Depuis plusieurs années, les organisations parlent de pénurie de talents, d’attractivité et de rétention. Les tensions sur le recrutement occupent les directions et les RH, et les stratégies d’acquisition se structurent.

Mais en parallèle, un autre enjeu gagne en importance : la capacité d’une entreprise à développer ses propres compétences, à tous les niveaux hiérarchiques, et à consolider sa cohérence interne.


Par souveraineté organisationnelle, nous entendons cette capacité à maîtriser, faire évoluer et transmettre les compétences clés nécessaires à la performance et à la stabilité de l’entreprise. Il ne s’agit pas d’autarcie, mais d’autonomie stratégique : pouvoir choisir ses évolutions, sécuriser ses savoir-faire et renforcer sa solidité interne.


Dans un environnement marqué par l’accélération des transformations, la complexification des rôles managériaux et l’évolution rapide des attentes professionnelles, la formation continue change progressivement de statut. Elle ne se limite plus à un outil d’actualisation. Elle peut devenir un levier stratégique de souveraineté et de cohérence organisationnelle.


« En 2026, les organisations les plus solides ne seront pas nécessairement celles qui auront le plus recruté. Ce seront celles qui auront su développer, avec constance et cohérence, les compétences de leurs équipes et la qualité de leurs pratiques managériales. »

 

Pourquoi la souveraineté des compétences concerne-t-elle l’ensemble de l’organisation ?

La notion de souveraineté est souvent associée aux compétences techniques ou aux expertises rares. Pourtant, la solidité d’une organisation repose tout autant sur des compétences transversales, présentes à chaque niveau hiérarchique.


Au niveau de la direction, il s’agit de décider dans l’incertitude, d’arbitrer avec discernement et d’incarner une vision claire. Pour les cadres intermédiaires, la capacité à traduire la stratégie en priorités concrètes devient déterminante. Pour les managers de proximité, la qualité du cadre posé, la conduite d’entretiens sensibles, la gestion des tensions ou la mobilisation des équipes jouent un rôle central. Quant aux experts, leur capacité à collaborer, transmettre et travailler en transversalité contribue directement à la performance collective.


Lorsque ces compétences sont développées de manière structurée, l’organisation gagne en autonomie. Elle dépend moins de circonstances externes et davantage de ses propres ressources internes. Elle consolide ses savoir-faire, sécurise ses transitions et renforce la confiance collective.


La formation continue peut ainsi participer à cette dynamique : non pas comme réponse ponctuelle à une difficulté, mais comme investissement dans la maturité organisationnelle.

 

En quoi la cohérence des pratiques devient-elle un facteur de stabilité ?

La croissance, la transformation ou simplement le temps peuvent progressivement introduire des écarts dans les pratiques.


Les orientations stratégiques sont posées, les valeurs affichées, mais les comportements managériaux varient. Les entretiens de collaboration ne suivent pas toujours les mêmes standards, la gestion des conflits dépend des sensibilités individuelles, les priorités sont interprétées différemment selon les équipes.


Ces écarts ne traduisent pas nécessairement un dysfonctionnement. Ils reflètent souvent une diversité de styles et de parcours. Toutefois, lorsque ces variations deviennent trop marquées, elles peuvent fragiliser la lisibilité du cadre et générer de l’incompréhension.


La formation continue offre ici une opportunité : créer des référentiels partagés, développer un langage commun et renforcer la cohérence sans uniformiser les personnalités. Travailler collectivement sur la posture managériale, le feedback, la fixation d’objectifs ou la conduite du changement permet d’installer des repères communs qui soutiennent la stabilité.


La cohérence culturelle ne repose pas sur des injonctions, mais sur la répétition de pratiques alignées.

 

Comment inscrire la formation dans une logique réellement structurante ?

Une formation isolée, même de qualité, produit rarement des effets durables si elle ne s’inscrit pas dans une vision plus large.


Pour devenir un levier stratégique, la formation continue gagne à être pensée comme un parcours. Cela suppose d’identifier les compétences prioritaires en lien avec la stratégie, d’impliquer les différents niveaux hiérarchiques et d’articuler les dispositifs de développement entre eux.


La prise de poste d’un nouveau manager en constitue un exemple significatif. La promotion s’appuie souvent sur l’expertise technique, alors que la réussite dans la fonction dépend largement de compétences relationnelles et décisionnelles. Accompagner cette transition permet de sécuriser l’équipe, de clarifier le cadre et d’éviter des ajustements tardifs.


Dans les accompagnements menés par Valeur Plus, cette articulation entre stratégie, management et pratiques RH occupe une place centrale. Recrutement, assessment, formation et coaching s’inscrivent dans une logique cohérente, visant à renforcer la capacité collective d’action.


 

 


Quelle responsabilité pour les directions et les RH en 2026 ?

En 2026, la formation continue peut constituer un véritable outil de gouvernance.


Pour les directions, elle représente une manière d’investir dans la solidité et l’autonomie de l’organisation. Pour les RH, elle devient un levier structurant de développement des compétences, de prévention et de sécurisation des parcours.


La question n’est pas uniquement celle du volume de formation, mais celle de l’intention : quelles compétences voulons-nous renforcer pour soutenir notre stratégie et consolider notre culture ?


Chez Valeur Plus, nous sommes convaincus que la solidité d’une organisation repose autant sur la maîtrise de ses compétences clés que sur la cohérence de ses pratiques managériales. Développer les compétences à tous les niveaux hiérarchiques, c’est renforcer la capacité collective à comprendre, décider et évoluer avec discernement.

 

Et maintenant : comment rendre la formation réellement transformatrice ?

La formation n’a de valeur que si elle transforme les comportements. Cette transformation, dans la réalité, repose rarement sur un contenu “parfait”. Elle dépend davantage de la manière dont l’organisation conçoit l’apprentissage : comme un moment isolé ou comme un processus.


Trois conditions reviennent de manière récurrente lorsqu’il s’agit d’ancrer durablement les compétences:

  1. La première consiste à relier explicitement la formation aux enjeux réels du terrain. Les participants s’engagent lorsqu’ils comprennent ce que la compétence travaillée va changer dans leur quotidien : une prise de décision plus fluide, des entretiens plus structurés, une régulation plus sereine des tensions, une coopération plus efficace.

  2. La deuxième repose sur l’expérimentation. Les concepts prennent sens lorsqu’ils sont mis à l’épreuve : études de cas, situations vécues, simulations d’entretien, entraînement au feedback, analyse de pratiques. C’est à cet endroit que l’on passe du “je comprends” au “je sais faire”, puis au “je le fais vraiment”.

  3. La troisième concerne la continuité. Les apprentissages s’ancrent lorsque l’organisation laisse une place à l’intégration : mise en pratique entre deux sessions, retours d’expérience, ajustements, échanges entre pairs, accompagnement ciblé si nécessaire. Sans ce temps d’appropriation, même une formation de qualité risque de rester au niveau de l’intention.


L’approche de Valeur Plus s’inscrit dans cette logique : une formation utile est une formation qui outille, mais surtout une formation qui fait évoluer les postures et les pratiques, en restant proche du réel et en soutenant l’application concrète sur le terrain.



Réalisé par Cassandra Kunkel, responsable communication


 

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